Il fait nuit, je suis dans ma chambre, cette chambre emménagée dans un grenier. Je n'ai jamais eu la chance, comme tous mes camarades d'école, d'avoir une grande maison qui coûte cher. Je n'ai jamais eu l'argent pour ça. J'écrivais dans mon journal intime quand, tout à coup, j'entends un cris. Je me précipite à la cuisine et voit ma mère en larme avec un petit papier qu'elle secouait, dans sa main. Je m'approche d'elle, je suis vraiment paniquée.
Demi :"Qu'est-ce qu'il se passe? "
Maman : "J'ai....j'ai gagné..."
Le poids qui pesait sur mon coeur se soulagea, tout à coup. Moi qui pensait que ma mère avait un problème, qu'elle avait découvert qu'elle avait la même maladie que papa, ou quelque chose comme ça.
Demi : "Tu as gagné quoi? "
Maman : "Lo...Lo..."
Demi : "Un lot? "
Maman : "Non... au loto! ! "
Ma bouche s'ouvre en grand, le loto? Je me mets à trembler et je prends la petite feuille que me tend ma mère. Je la regarde et vois le nombre qui est marqué déçu. Ma bouche s'ouvre encore plus. Il y avait plus de zéro que je n'en avais jamais vu. Je regarde ma mère, elle commence à avoir du mal à respirer. Elle a une maladie dont je n'arrive jamais à prononcer le nom et une émotion trop forte peut lui faire du mal. Je range le billet dans ma poche, par instinct.Je cours appeler une ambulance, comme son docteur me l'a expressément demandé. Là, un gros problème, on nous a coupé le téléphone. Encore ! Je cours. Je ne veux pas perdre la seule personne sur qui je peux compter. Je me dirige vers la maison des voisins, ce sont de gentils vieux qui me payent quand je promène leur chien, je leur demande si je peux téléphoner, téléphone à l'hôpital et repart en courant cher moi. Je m'accroupis vers ma mère. Elle est allongée par terre sans bouger, dans les vapes. Je sens des larmes couler sur mes joues. J'avais déjà vu mon père mourir devant mes yeux et voir ma mère dans cet état me glaçe. J'entends l'ambulance arriver, je prends ma veste et ma guitare (je ne veux pas me retrouver à attendre sans rien faire). L'ambulance arrive et je regarde les docteurs embarquer cette femme qui est mon modèle. J'entre dans l'ambulance sans qu'on m'en donne la permission. Je n'ai pas la force de parler, je sais que parler me fera tomber en sanglots. Je regarde le docteur, il est en train d'examiner ma mère pendant que l'ambulance avance. Je déteste ce bruit, c'est surement le dernier que j'ai entendu, avant que mon père meure... Je m'assieds sur ce siège pas confortable. Le temps du trajet me semble immense. Je sers très fort ma guitare et ferme les yeux. Quand je le rouvre, je suis dans un lit d'hôpital. Je regarde à droite et vois ma guitare et à gauche il y a ... ma mère. Elle a des tas de fils branchés sur elle. Le bip que fait la machine est régulier, ce qui me rassure. Je me relève, ma tête tourne légèrement, j'ai surement perdu connaissance avec tout ce stress. Je me lève et mets mes chaussures. Le docteur arrive, c'est un vieux machin qui arrive à peine à aligner un pas après l'autre. Ca me désole de voir qu'un vieux comme ça, gagne sa vie comme un dieux en prescrivant des médicaments qui ne servent pas forcément à quelque chose. Il me regarde pars déçu ses lunettes et me dit de sa voix d'ogre:
Docteur: "Vous pouvez vous reposer mademoiselle..."
Je ne lui laisse pas le temps de finir.
Demi: "Ma mère va s'en sortir?"
Docteur: "Oui, elle devra juste rester ici pendant le temps qu'il faudra pour qu'elle arrive à reprendre ses forces.
Je ne suis, normalement pas égoïste, mais une question sortie de ma bouche sans que je puisse l'en empêcher.
Demi: "Et moi je fais quoi pendant ce temps?"
Docteur: "Votre mère s'est reveillée et a demandé de vous envoyer dans le centre-ville, dans cette école très réputée. Elle a aussi dit que vous sauriez prendre les décisions qu'il faut."
Demi: "ok.."
Je n'ai que ça à dire, j'avais le regard vide et ne pensait qu'à comment payer cette école et tout ce qui suivait. Je mets ma veste, elle est froide, tout comme les couleurs de l'hôpital et comme la voix d'ogre du vieux docteur. Lui, il a déjà pris la route pour aller voir sa prochaine patiente. A l'allure où il va, il risque de ne pas y arriver avant le lendemain. Mais ça ne me fait que sourire intérieurement, mes lèvres, elles, restent figées. Je mets ma veste, mon regard se pose sur ma mère. Elle dort. Je sais que je ne supporterais pas de la voir éveillée et de devoir la quitter comme ça. Je dépose un baiser sur son front. Me relevant, je sens un petit papier sortir de ma poche. Je le ramasse. Bien sûr! J'avais totalement oublié! Je cours jusqu'à la banque pour encaisser mon argent. Pour ne pas tout perdre, je prends quelques dollars et je pars à la recherche d'une maison. J'ai à présent, tous les moyens que je veux. J'arrive devant une maison qui me plait. Elle est dans un des plus beaux quartiers de Los Angeles. C'est assé prêt de ce lycée où ma mère rêve de me voir entrer. Je ne prends pas le temps de la visiter et je cours dans l'agence de logement pour l'acheter. Il fait chaud, c'est 3 heures de l'après-midi. La plupart des gens travaillent, alors je suis seule dans cette agence. La dame me reçoit. Je lui dis que je veux cette maison, maintenant. Elle me demande un papier signé par ma mère. Mon regard est noir envers elle. Je n'aime pas qu'on me demande quelque chose sur ma mère alors que celle-ci est à l'hôpital. Je fais comme elle me l'a toujours appris et respire calmement. Puis, avec le sourire, je lui explique ma situation. Cette dame n'est pas si méchante que sa puisqu'elle accepte que j'achète quand même cette maison. Elle me dit qu'il y a un seul problème, c'est qu'il y a déjà une jeune personne qui veut cette maison. Je la regarde droit dans les yeux. Cette maison est la seule qui ne me fait pas penser que je vais finir comme une riche snobe. Elle me dit que la propriétaire est en train de visiter. Une lumière s'illumine en moi. Je cours (décidément je cours beaucoup aujourd'hui) pour trouver la personne qui visite la maison. Une fois arrivée, je la vois sortir. C'est une jeune femme, elle doit avoir quelques années de plus que moi, elle est blonde et pas très grande. Je m'approche d'elle. J'essaye de parraître gentille et ouverte.
Demi: "Bonjour, moi c'est Demi. Je sais que c'est bête, mais j'aimerais aussi cette maison... et je me demandais si..."
J'avais un peu le souffle coupé. La jeune fille me fit un joli sourire et lança gentillement:
???: "Si on pouvait être colocataires? Moi ça me plairait bien."
J'étais ébahie, je ne pensais pas du tout à cela. Je voulais seulement la supplier de ne pas acheter cette maison ou quelque chose dans le genre. Mais l'idée me plut.
???: "Au fait, moi c'est Ashley."
J'espère que vous avez aimé le début.
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Je vous souhaite une bonne soirée.